Photographie

Michel Puech lit le quotidien "Les Ailes" (c) Jean Puech<< Je fais des photos et consulte des magazines illustrés depuis mon enfance, à la grosse pipe, le bureau de tabac, marchand de journaux, acheté à la moitié des années 50, à Me Lépine, par mes parents. Une enfance de « baby-boomer » bercée par les sons de la guerre d’Algérie diffusés par Europe 1. C’est de Paris-Match et de son traitement en images  de la guerre d’Algérie, que vint le choc… des photos !

En 1959, j’ai 11 ans et je fais ma première image, c’est-à-dire mon premier « Clic clac. Merci Kodak », composée graphiquement et témoignant maladroitement d’un questionnement inconscient sur le champs visuel, le cadrage…

Clown 1959 Plan de La Tour (Var) (c) Michel Puech
1959 Plan de La Tour (Var) (c) Michel Puech

Au sortir de l’école de journalisme, pour J’accuse – La Cause du Peuple, je suis devenu photo reporter d’actualité dans les collectifs de l’époque : le  Boojum consort, puis à Fotolib, la première agence de photojournalisme associée au quotidien Libération. Quelques collaborations avec les agences Huper, Gamma, Sipa…

Après « la révolution des oeillets » au Portugal – alors que je n’avais pas encore compris l’étroitesse de mon champs visuel – j’ai douté de mes capacités à poursuivre dans la voie du reportage photographique. Je suis devenu « chef des infos », « picture editor », d’abord à Fotolib puis brièvement à Sygma, au coté de Xavier Périssé, puis à La Compagnie des Reporters » enfin à Viva – Agence de la Compagnie des reporters et Rush-Viva.

En 1986, j’ai quitté le monde des agences photos, après avoir créé, avec Danielle Guardiola, le premier micro-serveur à destination des photographes et des utilisateurs d’images, pour me consacrer à « la ligne », celle du Minitel, puis de l’Internet. Mais il m’a fallu attendre plus de quinze ans pour voir l’image triompher avec la révolution numérique.

Tout au long des années, j’ai toutefois toujours continué comme aujourd’hui à photographier ce que croise mon regard « en canon de fusil ».

Mais surtout, je regarde le plus que je peux les photographies que d’autres font.

J’ai eu pour cela la chance de travailler avec Mark Grosset dans les années 80, puis en 2001, quand il m’a confié une mission pour l’agence Rapho. L’année suivante il créait la Mark Grosset Photographies pour faire découvrir des auteurs russes. Il me confia alors l’édition du site de sa société, soufflant ainsi sur les braises de ma passion pour la photographie.

Aujourd’hui, mes amis photographes sont là pour me proposer leurs visions du monde et la confronter à mon regard particulier. Je rapporte mes impressions sur A l’oeil,  ou dans le Club du journal Mediapart,